C'était trop beau pour être vrai. Je pensais que je pourrais reprendre malgré les courbatures, la fatigue... J'avais encore espoir. Je viens de perdre la dernière once de mon innocence, je ne retrouverai jamais ma vie d'avant. J'en avais déjà conscience, l'épreuve de la maladie a laissé des traces, des cicatrices mais je me rend compte que je marche sur un fil. La douleur est revenue. Pas au point de repasser sous durogesic mais suffisamment pour que je reprenne de la codéine. Je me fais l'effet d'un docteur House, non par le génie mais par la douleur et le cynisme. Je vis devoir abandonner mon métier. Il est trop physique, je n'en ai plus la force. Je commence à en avoir marre de faire mon deuil de tout. Et dire que je trouvais ce module chiant pendant mes études, je savoure pleinement les 7 étapes.

Choc et déni:
"Nan, c'est pas possible"

Colère:
"C*nn*rd d'enc*l* de toubibs, f*ck l'administration, tout ça c'est de leur faute!"

Dépression:
Y'a pas de mots quand on est au fond du trou

Marchandage:
"Si je reprends à mi temps thérapeutique, ça me fera ma réadaptation au travail"

Résignation:
Ben j'y suis en plein dedans. Et je pense qu'il va falloir envisager une reconversion professionnelle, renoncer à la kiné, à la réa...

Acceptation:
Je peux rien dire, je ne l'ai pas accepté...

C'est juste une évidence, de ces révélations qui vous sautent à la tronche ou vous font sortir de votre bain en criant "Eurêka".

Putain de maladie!