Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux:
un temps pour naître, et un temps pour mourir;
un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté;
un temps pour tuer, et un temps pour guérir;
un temps pour abattre, et un temps pour bâtir;
un temps pour pleurer, et un temps pour rire;
un temps pour se lamenter, et un temps pour danser;
un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres;
un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements;
un temps pour chercher, et un temps pour perdre;
un temps pour garder, et un temps pour jeter;
un temps pour déchirer, et un temps pour coudre;
un temps pour se taire, et un temps pour parler;
un temps pour aimer, et un temps pour haïr;
un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
Il fut un temps où j'étais au plus mal sans diagnostic, il est un temps où je sais de quoi je suis malade
Il fut un temps où j'étais insouciante et heureuse, il est un temps où la connaissance et mon orgueil me font faire des bêtises
Il fut un temps où j'étais kiné, il est un temps où je ne je ne le serais plus jamais
Il fut un temps où écrire m'étais facile, il est un temps où écrire est devenu un leurre
Il fut un temps où la colère m'a servi de bouclier dans la bataille, il est un temps où je dois lâcher prise
Il fut un temps où j'étais soignante, il est un temps où je ne veux plus l'être
Même si la vie me place encore parfois dans cette position, elle n'en est que plus amère. J'ai perdu mon empathie. Je ne veux plus prendre soin. Je ne veux plus me soucier des autres. J'ai donné...J'ai trop donné... Parfois pas assez, parfois trop et parfois mal. "Pour le plus grand bien"... Même dans Harry Potter, on trouve certaines vérités.
L'amertume et l'aigreur me gagne et si je me retourne sur le chemin de ma vie, je ne suis pas fière. L'orgueil et la colère m'ont aidé à survivre certes mais au prix de mon âme. J'aime pas ce que je suis devenue, celle que je suis devenue. Qui étais-je pour critiquer ces médecins? Même si j'ai été blessée, ils ont sauvé d'autres vies! Ils ont travaillé dur, pendant leurs études, pendant leur internat, pendant leur clinicat...
Je me suis perdue. J'ai perdu cette faculté d'expliquer les choses, les cohérences des gens. J'ai perdu mon écriture... Au fond, je ne suis ni une créative, ni une penseuse... je suis juste une technicienne.
Raconter ce qui se passe à présent implique trop de choses, devoir mesurer les mots avec une balance d'orfèvre pour ne pas blesser et faire de contre-sens ignoble comme je l'ai fait dans le billet précédent que j'ai effacé il y a quelques jours. Et ressentir la honte de ce contre-sens... c'est la 3ème fois que j'efface un billet, c'est le signe pour moi qu'il est temps de mettre un terme, de me renouveler ailleurs et autrement.
Soyez heureux. Soyez humains dans vos forces comme dans vos failles. Vivez comme je vais vivre aussi mais plus ici sur ce blog.