Rage et colère...ce sont deux sentiments qui m'habitent et me hantent, qui m'empechent d'avancer. Mais revenons en arrière pour tenter de comprendre.

 

La colère...Grande irritation, violent emportement qui se traduit par de l'agressivité. Jusque là, je pense que tout le monde suit. La colère est un sentiment et socialement, la colère est inacceptable. La colère engendre la colère. Que quelqu'un vous marche délibérément sur le pied et vous ressentirez cette colère et, peut-être oserez-vous coller une mandale au malotru...

 

Cette colère, j'ai voulu la sortir, l'extirper..j'ai écris à ce grand hôpital rempli de grands manitous qui savent tout...juste pour témoigner, juste pour dire, juste pour que cela ne se reproduise plus jamais. Ma démarche s'inscrivait dans la qualité et non dans la punition...j'en sors à terre, agonisante. Goliath a gagné face à David...

 

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Ma lettre se voulait circonstanciée, paisible, dans un souci de qualité et d'amélioration des pratiques...mais quelle naïve ais-je été! La réponse a été cinglante, je me sens niée une nouvelle fois quand bien même un grand professeur, internationalement établi, reconnaît que ma lettre témoigne d'une indéniable douleur chronique.

A chacun de mes arguments, on m'en répond un autre à coté de la question. "L'arret de la morphine était justifié" certes, mais un sevrage était indispensable et recommandé, pas un arrêt brutal. Je ne vous ferais pas la litanie de réponses à coté de la plaque.

Je ne nie pas les qualités humaines et professionnelles de ces médecins, je dis que ce jour là, avec moi, ces qualités n'ont pas pu s'exprimer...je suppose que les raisons sont de l'ordre institutionnel, avec de la paperasse et des tracas amputant le temps consacré à la médecine et aux patients. Mais, une nouvelle fois, j'ai été nié par la médecine du 19ème siècle, celle où le patient subit et n'a pas voix au chapitre.

Je suis en colère...

 

Les phases de deuil sont identifiées depuis longtemps: il y a le choc, le déni, la colère, la dépression, le marchandage, la résignation et l'acceptation...j'en ai pleuré de ces réponses. Je ne parle même pas de la réponse d'un autre de ces médecins qui a nié m'avoir déshabillée pour m'examiner. Je persiste et je signe, mon mari étant témoin, ce médecin m'a examiné  à travers le pull et le jean! Mais que pouvait-elle dire? Reconnaitre m'avoir examinée habillée était reconnaître sa faute, pleine et entière. Ce doit être trop difficile pour elle.

Déformer mes propos pourtant écrit pour coller à leurs réalités et non à la Vérité, et y répondre de façon à avoir le beau rôle...ce doit être insupportable de dire "j'ai eu tort, je me suis planté!"...et pourtant, c'est tout ce qui pouvait m'importer.


Je me sens "tuée" une seconde fois...je les déteste et les comprend tout à la fois.

C'est quoi déjà la prochaine phase? La dépression? Achetez vos actions chez kleenex, je vais contribuer à leur chiffre d'affaire pour les prochains mois.

Même si je sais ce qui c'est passé, même si je sais où est la vérité, même si je suis à présent persuadée que j'ai raison concernant la polémique de Lyme...pourquoi je pleure de rage et de dépit ce soir? Pourquoi j'ai mal en tant que professionnelle de santé? Pourquoi ça fait si mal d'être niée dans sa douleur? J'ai presque honte d'être une professionnelle de santé!